31/05/2026
Réunie à Saint-Malo lors du Nautic Forum, la Confédération du Nautisme et de la Plaisance (CNP) a lancé une mobilisation nationale contre la réforme de la taxe sur les bateaux de plaisance, dont l’entrée en vigueur est prévue le 1er janvier 2027.
À travers la plateforme plaisancejuste.fr, la filière demande une réécriture du texte, jugé trop complexe, mal concerté et pénalisant pour la plaisance populaire.
La CNP estime que quelques millions de propriétaires de petits bateaux, aujourd’hui exonérés, pourraient devoir payer une taxe annuelle pouvant dépasser 500 euros.
Selon la confédération, la réforme ne toucherait pas uniquement les grandes unités mais aussi :
- Des bateaux familiaux ;
- Des embarcations côtières ;
- Des unités utilisées pour la pêche de loisir.
Une charge supplémentaire qui viendrait s’ajouter aux coûts déjà élevés d’entretien, d’assurance, de stationnement et d’équipement.
La CNP alerte également sur les conséquences économiques pour l’ensemble de la filière nautique : Chantiers, réparateurs, équipementiers, vendeurs de bateaux et ports de plaisance pourraient subir un ralentissement de l’activité si le coût d’usage des bateaux augmente fortement.
La filière rappelle représenter 6 330 entreprises, 473 ports de plaisance, 1 500 formateurs, un million de licenciés de sports nautiques et environ 4 millions de plaisanciers réguliers.
La confédération ne rejette pas le principe d’une fiscalité environnementale, mais estime que la réforme actuelle mise sur des motorisations alternatives encore peu accessibles ou insuffisamment adaptées à certains usages nautiques.
Pour la CNP, la transition écologique du nautisme ne peut pas reposer uniquement sur une logique de taxation. Elle réclame désormais une concertation avec les professionnels, les ports, les élus et les plaisanciers avant l’échéance de 2027.