12/03/2026
Les dessous de l’histoire
L’AMCC évolue sur son circuit depuis 1994 mais depuis le dernier mandat de Mr Dufour, nous avons été contraints à toujours plus de restrictions d’usage des modèles thermiques, qui représentent la majorité de nos activités de compétition.
Chapitre 1 : L’INTERDICTION DES VOITURES THERMIQUES :
En janvier 2024, unilatéralement, le maire a pris une décision que nous estimons contraire au droit, ce que le tribunal administratif devra trancher, de nous interdire purement et simplement l’usage des modèles thermique, et il a appelé cet arrêté municipal : UNE DECISION DU MAIRE.
La raison de cette interdiction, est que le circuit produit des nuisances sonores.
Nous ne contestons pas que les voitures génèrent un bruit qui est maitrisé par le règlement de la FFVRC, mais il est atténué par des dispositifs d’échappement et d’admission homologués.
Toutefois, nous n’avons jamais pu faire mesurer le niveau de bruit que les voitures génèrent par un organisme assermenté, le maire s’y étant toujours opposé, mais on en ignore pour quelles raisons.
La loi stipule que les mesures doivent être faites chez le plaignant, et le principal plaignant habite à 200 mètres du circuit.
Nous avons réalisé des mesures à proximité de cet habitant (qui ne peuvent pas être utilisées officiellement) lors d’une compétition sur le circuit lors de l’organisation du championnat de France en 2023 et nous avons pu constater que nos voitures ne génèrent pas un bruit au-delà des limites que la loi permet.
Nous aurions souhaité que PMA puisse diligenter des mesures qui auraient pu servir de valeurs fiables et dans ce sens, nous avions la vice-présidente en charge de l’environnement de PMA en décembre 2023 afin qu’elle puisse diligenter ses services et nous avions obtenu que des mesurent seraient réalisées au printemps 2024.
Malheureusement, l’arrêté municipal a eu pour effet de rendre les mesures impossibles.
Chapitre 2 : CONTESTATION AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF DE BESANCON :
Après nous être renseignés auprès d’avocats, nous avons décidé, en mai 2024, de porter l’affaire au tribunal administratif de Besançon car la décision a été prise sans étude préalable.
Chapitre 3 : SUR L’INITIATIVE DE MAIRE, LE CONSEIL MUNICIPAL ROMPT LA CONVENTION :
La mairie en a été informée et le 30 septembre 2024 c’est que le conseil municipal a décidé de révoquer la convention d’occupation du terrain qui avait été signée en 1994.
Nous avons interprété cette décision comme une réaction à notre recours.
La raison officielle est alors devenue : Nous avons un projet de piste de sécurité routière pour les enfants de Vieux Charmont et des environs mais nous ne retrouvons pas de traces de ce projet dans les comptes rendus de conseil municipal au cours des 5 années précédentes.
Nous avons été surpris de ne pas avoir été consultés afin de savoir si les 2 activités auraient pu se dérouler sur le circuit historique, moyennement quelques aménagements, mais contrairement à ce que prétendent des membres du conseil municipal et le maire, il ne nous a jamais été posé la question, et nous avons appris seulement qu’un tel projet avait été mis en étude.
Lors d’un conseil municipal, un élu a demandé au maire quel serait le coût du projet. Celui ci avait alors répondu que ce serait « ils seront peu conséquent ». Quelques mois plus t**d, une enveloppe de 50 000 € a été inscrite au budget communal, et il apparaît aujourd’hui que le coût réel pour les habitants sera nettement supérieur de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Cela interroge légitimement sur le caractère réellement « insignifiant » de la dépense annoncée.
Il nous semble difficile d’entrevoir une certaine forme de bienveillance à l’encontre de l’AMCC de la part de la mairie de Vieux Charmont.
Chapitre 4 : NOUS SAISISSONS LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF UNE NOUVELLE FOIS :
Dans ce sens, nous avons alors décidé, en mars 2025, de porter une deuxième affaire devant le tribunal administratif de Besançon qui consiste à vérifier la légalité de la rupture de la convention.
Néanmoins, cette démarche ne suspend pas l’effet de la rupture de la convention, et le maire s’est précipité de détruire la piste, sans attendre le verdict du tribunal administratif, qui peut estimer que la rupture de la convention n’est pas légale et l’annuler.
Chapitre 5 : LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF DONNE RAISON A L’AMCC :
Le 25 juin 2025, le tribunal administratif de Besançon rend sa décision annule l’arrêté municipal interdisant les modèles thermiques et condamne la mairie à payer 1500 euros au titre de l’article L.761-1 au titre des frais exposés par l’AMCC pour se défendre.
Chapitre 6 : LE MAIRE PRECIPITE LES TRAVAUX DE LA PISTE DE SECURITE ROUTIERE :
Le recours de l’AMCC au tribunal administratif pour examiner légalité de la rupture de la convention ne rend pas la procédure suspensive, et le maire a alors décidé de lancer ses travaux, sans attendre que le tribunal rende sa décision sur la deuxième affaire en cours.
Le 12 juillet 2025, l’ordre est donné aux services techniques de Vieux Charmont de détruire une portion 4 mètres de circuit
Le 5 novembre, le maire ordonne à ses employés de détruire 40 mètres supplémentaires.
Cela nous amène à nous demander pourquoi le maire a décidé de passer en force et de risquer de devoir dépenser des sommes importantes pour remettre le circuit en état, alors qu’il suffisait de figer la situation en attendant la réponse du tribunal ?
Chapitre 7 : SOUTIEN DE L’AMCC DE L’EQUIPE D’OPPOSITION :
Lors d’une réunion publique de l’équipe d’opposition au maire pour les prochaines élections municipales, la tête de liste, sur une question posée par un habitant de Vieux Charmont précise que cette équipe n’entend pas expulser l’AMCC, et indique qu’elle a déjà chiffré le montant de la réparation du circuit à 20 000 euros.
Chapitre 8 : LE LENDEMAIN DE LA REUNION , LE MAIRE ENVOIE LES PELLETEUSES :
Pure coïncidence de calendrier ou volonté d’en finir avec l’AMCC, les engins de la société COLAS arrivent sur la piste le lendemain de la réunion pour retirer l’ensemble du circuit de l’AMCC.
Chapitre 9 : CONCLUSION :
Nous sommes, en mars 2026, et nous attendons la décision du tribunal administratif sur la régularité de la rupture de la convention.
Mais au fond, l’AMCC n’a rien demandé dans toute cette histoire, qui soit autre que de continuer à exister et à fonctionner, mais on nous a contraint de faire valoir nos droits, car le maire, pourtant premier magistrat de la commune, ne les a pas respectés de son coté, ainsi en atteste la décision du tribunal administratif à propos de l’arrêté municipal pour l’interdiction des voitures thermiques
Dans une commune, les associations ne sont pas juste des activités.
Ce sont des lieux où l’on se retrouve, où l’on apprend, où l’on partage.
À l’AMCC, cela fait plus de 30 ans que des générations se croisent :
les plus jeunes qui découvrent, les anciens qui transmettent, les familles qui s’impliquent.
C’est ce mélange qui crée la richesse d’un club.
La piste était un endroit où un adulte pouvait apprendre à un enfant comment régler une voiture, où un jeune pouvait aider un débutant, où chacun trouvait sa place.
Un vrai lien intergénérationnel, rare et précieux.
C’est pour cela que la rupture de la convention et la destruction de la piste ont été un choc pour tous ceux qui faisaient vivre ce lieu.
Une décision municipale difficile à comprendre, surtout pour un club qui rassemblait autant de monde, de tous âges.
D’autant plus surprenant que les documents officiels parlent d’un “soutien actif aux associations”.
Sur le terrain, nous avons vécu tout autre chose.
Mais malgré ce conflit, l’AMCC ne baisse pas les bras.
Les bénévoles, jeunes et moins jeunes, restent soudés et déterminés à continuer l’histoire.
Parce que ce sont les associations qui font battre le cœur d’un village.
Et tant qu’il y aura des générations pour se transmettre cette passion, l’AMCC restera vivante.
Depuis plus de trente ans, l’AMCC vit grâce à des bénévoles qui ont donné bien plus que du temps : ils ont offert leur énergie, leur passion, parfois même leur matériel. Ensemble, nous avons construit un club où tout était clair, partagé, décidé collectivement. Un club où l’honnêteté, la simplicité et le respect n’étaient pas des mots, mais une manière d’être. La confiance, nous l’avons cultivée patiemment, et elle a toujours été au cœur de notre fonctionnement.
C’est pour cela que la situation actuelle nous touche profondément. Depuis plusieurs mois, nous avançons dans le flou. L’AMCC a été retirée du site officiel de la commune, alors que nous continuons d’exister, d’accueillir, d’accompagner les jeunes qui frappent à notre porte. Nous avons écrit, demandé, cherché à comprendre. À ce jour, aucune réponse ne nous est parvenue.
Ce silence surprend, surtout quand les documents publics parlent de “transparence” et de “soutien actif aux associations”. De notre côté, rien n’a changé : nous restons ouverts, disponibles, prêts à dialoguer. Et surtout, déterminés à poursuivre ce qui nous anime depuis toujours : transmettre, conseiller, partager notre passion avec les jeunes.
L’AMCC, ce n’est pas juste une piste ou quelques voitures radiocommandées.
C’est un morceau de notre commune, un lieu où des souvenirs se sont créés, où des liens se sont tissés, où des jeunes ont grandi.
Ce club fait partie de notre histoire locale.
Aujourd’hui, beaucoup espèrent simplement qu’il pourra continuer à vivre, à transmettre, à rassembler.
Parce qu’un patrimoine comme celui-là, ça mérite d’être préservé