18/10/2011
MST : le virus du XSports
Entrez dans l’univers d’MST et nous mettrons tout en œuvre pour que vous accédiez à l’extrême en toute liberté !
Il faudrait martyriser longtemps un free rider pour lui faire avouer qu’il est en fait un sportif. Ses passe-temps, ses passions, sa philosophie de vie sont inclus dans ce que l’on nomme les sports extrêmes. Certains voient dans l’extrême un pot-pourri de pratiques dont la principale caractéristique semble être de vouloir mourir jeune. Plutôt que d’en traiter d’un point de vue anthropologique en tant que sous-culture, notre but est de vous exprimez notre philosophie de vie…
On ne définit pas comme telle des X sports. On les différencie entre autres par leur manque de résultats. L’importance est mise non pas dans la pratique à long terme d’un sport en vue de produire une performance, mais dans l’exécution, dans ce qu’elle contient en elle-même d’absolu. Ces sports sont nés après 1970 et continuent de procréer. Ils sont en général en rapport direct avec la nature, se pratiquent en solo et pas par n’importe qui. C’est qu’ils imposent une certaine attitude, un langage particulier et un look, le « lifestyle » !
Nous ravivons dans le monde contemporain un rêves de conquête de l’espace et de jeunesse. L’amour de la nature, le goût du risque et l’attrait de l’aventure font partie de l’essence même des sports extrêmes. L’amour de la nature se concrétise par un désir d’évasion de la civilisation, ainsi on cherche refuge auprès de Dame nature pour oublier l’humanité en général ou quelques-uns de ses spécimens. Si l’incertitude se retrouve presque dans tous les sports, par notre méconnaissance du dénouement, le danger lui est plutôt propre aux sports extrêmes. Il est imputable à la maladresse du sportif comme à la force de la nature: plus le risque est grand, plus il y a d’adrénaline, et plus il y a de mérite. Le goût du risque c’est aussi l’idée de la lutte et de la contemplation qu’on attribue souvent à l’enfant qui fait l’expérience du monde.
Le sport extrême a un côté mystique, pour certains c’est tout simplement une philosophie de vie. C’est la religion du plaisir, la confrontation avec la réalité, une quête de sens. C’est aussi toute une communauté plutôt branchée sur le net pour dénicher de nouveaux sites. Le refus d’encadrement, le refus de participer à un quelconque projet social : on ne remonte plus le courant, on se laisse porter. On ne brave plus la réalité, la nature ou l’époque, on s’y adapte à notre maniére…
Ses sports tirent leurs racines de la contre-culture américaine: les mouvements beatnik et hippie. Il se développe à la vitesse des systèmes médiatiques et technologiques. On pourrait aller jusqu’à dire que les confrontations dans les sports extrêmes ne connaissent pas de vainqueur ni de vaincu, de la même façon que pour les grandes guerres qui ont marquées les siécles….