12/05/2026
Cap-Martinique 2026 : du très haut niveau… et une course encore en cours
Après une transatlantique déjà riche en rebondissements, la Cap Martinique 2026 confirme toute la richesse du jeu en IRC, entre stratégie, engagement et régularité.
Temps compensé (duo)
Superbe performance de Maxime Paul & Éric Guigné sur leur JPK 1050, qui prennent l’avantage juste devant Sam Manuard & Erwann Le Méné (Pogo RC).
« Une sacrée performance face à des références de la course au large. Battre l’équipage de Sam Manuard et Erwann Le Mené, qui sont des marins très forts avec un super bateau, ou des gars en solitaire comme Alex Ozon et Jean-Pierre Kelbert qui vont arriver juste derrière, c’est incroyable, se réjouit Maxime Paul. Eux, ils sont dix fois plus forts que nous, parce qu’il faut les manier, ces bateaux-là. Ce sont des bateaux qui vont très vite, mais ça tape et ce n’est pas facile. Et les marins en solo qui traversent l’Atlantique comme ça, c’est dingue. Respect éternel pour ceux qui font des courses en solitaire. » Article Voiles et Voiliers
Sam Manuard et Erwann Le Mené - Pogo RC
« Très heureux de terminer cette course, a raconté Sam Manuard à son arrivée. Ça a été une course, mais aussi un voyage magnifique. On ne pensait pas faire une traversée aussi longue. On est passés près des côtes africaines, des Canaries, du Cap-Vert, puis ici à côté du Rocher du Diamant. C’était très intéressant stratégiquement. On n’a pas arrêté de faire tourner des routages et de discuter, parce qu’au final on ouvrait la voie en étant devant. »« Le bateau va vite, poursuit Erwann Le Mené. On a presque envie de dire que le facteur limitant, c’était nous. On n’a pas eu de départ à l’abattée, on n’a pas sorti un centimètre carré d’Insigna de trop. Nos trois spis sont intacts, les voiles aussi, et on n’a quasiment pas eu besoin de sortir la caisse à outils — une seule fois, à cause d’une petite bêtise de notre part. Le bateau pourrait repartir dans l’autre sens demain matin. Et mon Dieu, qu’est-ce qu’il va vite. »
Solitaire
Alexandre Ozon, premier à franchir la ligne dans sa catégorie, pourrait bien conserver son avantage.
« Une course exigeante où il a fallu rester lucide jusqu’au bout. Le bateau est dingue, franchement. Le problème, c’est qu’on se pose la question de savoir jusqu’où on peut taper dedans, parce que lui, il ne s’arrête pas. À un moment, on se dit qu’il faut se calmer, car on l’a bien vu : c’est le bonhomme qui limite. Je me suis dit : “Punaise, là je fais trois fois 14 nœuds de moyenne !” Je me demandais : “Mais qu’est-ce qui m’empêche de faire encore plus ?” Et pourtant, j’étais déjà bien dessus, mais je me disais qu’il y aurait encore plus de toile à mettre ».
Le classement final en temps compensé n’est pas encore totalement figé, mais les tendances sont claires.
Et la course est loin d’être terminée : de nombreux concurrents sont encore en mer, toujours en route vers la Martinique. Jean-Eudes Renier et Joe Lacey (MS Society) sont les quatrièmes à franchir la ligne d’arrivée ce mardi 12 mai à 01h57 (heure locale).
📸MARC MARSILLON / DISOBEY / Cap-Martinique
Société Nautique de La Trinité-sur-Mer (SNT) Classe IRC IRC Rating
Liens vers les articles :
https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/cap-martinique/cap-martinique-alexandre-ozon-premier-concurrent-a-franchir-la-ligne-en-categorie-solitaire-441388ff-be0c-4437-8d29-55001a88e095
https://voilesetvoiliers.ouest-france.fr/course-au-large/cap-martinique/cap-martinique-deuxiemes-en-duo-maxime-paul-et-eric-guigne-remportent-le-classement-en-temps-compense-avec-un-jpk-1050-0d6e2b70-d284-4b0f-9745-b677516ffc99?fbclid=IwY2xjawRv0ElleHRuA2FlbQIxMABicmlkETBKeVlPWkNEMVJYMGd4NVE1c3J0YwZhcHBfaWQQMjIyMDM5MTc4ODIwMDg5MgABHgk25v7EePettBVId_LOdzadd8qu9t8nVabX1coybyapxO8_vmRlLUq1Vtj-_aem_KryVNNrwzm--WSZDN5UGbA