La MedMobile - 4L Trophy 2020: Équipage 676

La MedMobile - 4L Trophy 2020: Équipage 676 🌄 Suivez les aventures de la Med Mobile de La Rochelle Ă  Marrakech au cours de la 23Ăšme Ă©dition du 4L Trophy !

Quelques pĂ©pites trouvĂ©es dans les road book, ces fameux livrets d’orientation qui nous guidaient sur les pistes marocai...
04/03/2020

Quelques pĂ©pites trouvĂ©es dans les road book, ces fameux livrets d’orientation qui nous guidaient sur les pistes marocaines.

Bien arrivées à Poitiers hier soir aprÚs un périple Marrakech-Seville-Madrid-Poitiers pour le retour. Nous avons pu prof...
04/03/2020

Bien arrivées à Poitiers hier soir aprÚs un périple Marrakech-Seville-Madrid-Poitiers pour le retour.

Nous avons pu profiter de Marrakech une journée complÚte et finir sur une incroyable soirée « Chez Ali » pour nos derniers adieux aux trophistes.

Nous avons fait le retour en trois jours de route, nous arrĂȘtant successivement dans une auberge Ă  SĂ©ville puis chez de la famille de Jo Ă  Madrid oĂč nous avons pu profiter un peu de la ville.

Le retour s’est fait sans encombres mais sous le souffle et la pluie de la tempĂȘte Myriam qui sĂ©vissait dans le Sud de la France.

On est bien contentes d’ĂȘtre arrivĂ©es mais on pense dejĂ  Ă  repartir !

Merci Ă  tous pour votre soutien, et merci d’avoir rendu cette expĂ©rience possible par vos nombreux dons et encouragements !

On vous aime et on repart avec des souvenirs incroyables plein la tĂȘte ❀

Vendredi 28 FévrierRéveil matinal puisque nous souhaitons prendre la route dÚs le lever du jour pour arriver le plus tÎt...
01/03/2020

Vendredi 28 Février

RĂ©veil matinal puisque nous souhaitons prendre la route dĂšs le lever du jour pour arriver le plus tĂŽt possible Ă  Marrakech. L’immense dune se dresse encore devant nous et nous dĂ©cidons de l’aborder plein gaz, aprĂšs avoir un peu observĂ© oĂč les autres Ă©quipages s’enlisent et oĂč ils passent crĂšme. La traversĂ©e, en l’occurrence, passe crĂšme pour nous.

La suite de la piste se trace dans la bonne humeur et l’on arrive au PC MĂ©ca sans encombres. L’occasion idĂ©ale, mĂȘme si nous n’avons aucun problĂšme majeur, d’opĂ©rer une petite rĂ©vision de la 4L par de vrais mĂ©canos de mĂ©tier. Quatre personnes en combinaison rouge 4L Trophy se penchent sous le capot le sourire aux lĂšvres et les vannes fusent alors qu’ils ont bossĂ© toute la nuit sans relĂąche. On nous rĂšgle une bonne fois pour toutes (normalement) notre problĂšme de ralenti, on rĂ©pare le deuxiĂšme ventilateur qui ne s’était finalement que dĂ©branchĂ©, on retend la courroie et maintenant que nous quittons dĂ©finitivement la piste, nous remettons en place le silencieux du pot d’échappement, regonflons un peu les pneus Ă  l’avant (qui sont defonflĂ©s pour mieux passer les bacs Ă  sable) et nous retirons le filtre Ă  air de piste. Tout cela en 15 min, ce qui nous permet de reprendre la route avec une 4L comme neuve.

Des paysages d’une variĂ©tĂ© incroyable dĂ©filent sous nos yeux au cours de ces 8h de route, mĂȘme au bout d’une semaine, nous sommes abasourdies par la beautĂ© de la nature marocaine qui nous fait penser tantĂŽt Ă  la Tanzanie, tantĂŽt Ă  la Provence, tantĂŽt aux plus beaux dĂ©cors des films de Tarantino.
Nous manquons quand mĂȘme de nous faire percuter par un scooter qui double un camion Ă  pleine vitesse en sommet de cĂŽte dans un virage et en montĂ©e... un grand classique chez certains marocains qui prennent plus ou moins la route pour une partie de MarioKart. De nombreux chiens errants traversent aussi la route, elle est sinueuse et recouverte de nids de poule, et les enfants accourent pour nous taper dans la main alors que nous sommes Ă  pleine vitesse... la route demande donc une bonne dose de concentration sur cette portion et le rĂŽle du copilote prend tout son sens. Nous dĂ©jeunons dans un petit village oĂč l’on nous sert des keftas et des « kabab » Ă  moindre prix (l’équivalent de 4-5€ par personne) et nous terminons le repas en allant acheter des cornes de gazelle dans une boulangerie artisanale.

La fin de journĂ©e annonce notre arrivĂ©e Ă  Marrakech, nous sommes accueillis par de trĂšs nombreuses familles, nous ne nous y attendions pas et c’est trĂšs sympa ! On nous remet les coordonnĂ©s de notre logement qui s’avĂ©rera ĂȘtre un luxueux hĂŽtel avec deux piscines, un immense king size bed mais surtout une do**he, et ça ça n’à pas de prix. Nous vidons chacune un flacon de shampoing et un flacon de gel do**he, l’eau qui coule Ă  nos pieds est orange, le sable et la poussiĂšre quittent enfin nos corps et le noir sous nos ongles disparaĂźt. On constate mĂȘme des griffures et des Ă©gratignures auxquelles on n’avait mĂȘme pas prĂȘtĂ© attention avant !
La soirĂ©e sera calme pour nous et aprĂšs un bon repas au restaurant de l’hĂŽtel nous nous glissons avec dĂ©lice sous la premiĂšre couette rencontrĂ©e depuis une semaine 😍

Jeudi 27 FĂ©vrier MĂȘme aprĂšs une bonne nuit, les rĂ©veils sont de plus en plus difficiles, la poussiĂšre est partout dans n...
29/02/2020

Jeudi 27 Février

MĂȘme aprĂšs une bonne nuit, les rĂ©veils sont de plus en plus difficiles, la poussiĂšre est partout dans nos duvets, nos vĂȘtements, et mĂȘme notre petit dej a goĂ»t de sable. Nous replions une Ă©niĂšme fois tout notre campement dans une routine bien huilĂ©e: duvet, matelas, tente, chaises, table et nous partons.
DĂ©but de l’étape marathon, on commence Ă  comprendre pourquoi nos chĂąssis devaient ĂȘtre nickel au dĂ©part: les pierres sur la route sont Ă©normes et la piste est vraiment sport. Pour la premiĂšre fois, on roule dans le dĂ©sert, le vrai: pas de piste, juste d’immenses Ă©tendues de terre sĂšche ou l’on slalome Ă  loisir.
On dĂ©jeune Ă  l’ombre d’un arbre et on repart affronter l’impitoyable piste faite quasi uniquement de bosses, de cailloux et de bacs Ă  sable. Un de nos deux ventilo lache et on se voit obligĂ©es de faire quelques arrĂȘts quand la tempĂ©rature dĂ©passe 110 degrĂ©s. A l’occasion d’une pause goĂ»ter, de nombreux enfants curieux approchent. Beaucoup mendient sur le bord de la route mais lorsqu’ils comprennent que nous ne donnerons rien, nous pouvons entamer avec eux quelques Ă©changes. Nous passons une heure avec eux en creusant dans notre tĂȘte pour trouver des activitĂ©s dĂ©passant la barriĂšre de la langue. Nous jouons Ă  la marelle, au loup, faisons des jeux de main, Ă©crivons nos prĂ©noms dans le sable et des sourires apparaissent sur les visages des enfants; la rencontre est vraiment belle et les garçons comme les filles jouent le jeu, nous les quittons avec regrets mais la route est encore longue.

Retour aux problÚmes meca, notre voiture ne tient plus le ralenti à raison de deux trois fois par jour. A chaque fois, des équipages bricolent sous notre capot et ça repart. La courroie commence à faire un bruit louche et on envisage de la changer au plus vite.
Les derniers kilomĂštres de marathon sont les plus difficiles, on aimerait aller jusqu’à Tazarine mais il est interdit de rouler de nuit, on pousse donc le plus loin possible alors que la voiture fatigue de plus en plus. La fin de piste est cruelle, les bacs Ă  sable n’en finissent plus et tout le monde galĂšre. On choisit de suivre un petit groupe de trophistes pour camper avec eux pour la nuit et on se lance dans 45 min de pousser de voiture pour aider tous les Ă©quipages qui s’enlisent dans l’immense bac Ă  sable (que nous avons passĂ©, pour notre part, avec brio 😉). Nos poches Ă  huĂźtres “font vraiment le taff” et elles deviennent les plaques de dĂ©sensablage les plus convoitĂ©es.
Une immense dune se tient devant nous, et juste derriĂšre, un cimetiĂšre de 4L: une dizaine de pannes moteur consĂ©cutives Ă  une tentative d’ascension sableuse avec des 4L dĂ©jĂ  bien trop fatiguĂ©es.
On dĂ©cide donc de bivouaquer au pied de la dune pour Ă©conomiser la nĂŽtre, la nuit tombe en quelques minutes et nous sommes dix Ă©quipages Ă  installer nos tentes et nos 4L autour d’un feu de bois improvisĂ© par un homme qui en fait manifestement tous les weekend. Encore une soirĂ©e riche en rencontres puisque nous ne connaissions aucun Ă©quipage avant de s’installer. On partage notre repas avec un Ă©quipage masculin qui n’avait prĂ©vu aucune rĂ©serve de nourriture pour le Trophy ! On en profite aussi pour rĂ©viser un peu la voiture, on rĂšgle un problĂšme de phare dont la cosse s’était simplement dĂ©branchĂ©e et des garçons nous aident Ă  revisser le boulot gauche de notre capot, celui ci ayant dĂ©gagĂ© dans une ultime bosse.
Petit point sur la (derniĂšre) piste d’aujourd’hui: pas un seul ensablement et nos deux roues de secours sont encore bien au chaud Ă  l’arriĂšre de nos siĂšges. On est pas peu fiĂšres de la performance compte tenu de tous les soldats morts au combat que l’on a croisĂ© sur la route.
On s’endort vite sous le plus beau ciel Ă©toilĂ© que l’on ai jamais vu.

Jeudi 27 FĂ©vrier MĂȘme aprĂšs une bonne nuit, les rĂ©veils sont de plus en plus difficiles, la poussiĂšre est partout dans n...
28/02/2020

Jeudi 27 Février

MĂȘme aprĂšs une bonne nuit, les rĂ©veils sont de plus en plus difficiles, la poussiĂšre est partout dans nos duvets, nos vĂȘtements, et mĂȘme notre petit dej Ă  base de fragments de cracottes a goĂ»t de sable. Nous replions une Ă©niĂšme fois tout notre campement dans une routine bien huilĂ©e: duvet, matelas, tente, chaises, table et nous partons.
DĂ©but de l’étape marathon, on commence Ă  comprendre pourquoi nos chĂąssis devaient ĂȘtre nickel au dĂ©part: les pierres sur la route sont Ă©normes et la piste est vraiment sport. Pour la premiĂšre fois, on roule dans le dĂ©sert, le vrai: pas de piste, juste d’immenses Ă©tendues de terre sĂšche ou l’on slalome Ă  loisir.
On dĂ©jeune Ă  l’ombre d’un arbre et on repart affronter l’impitoyable piste faite quasi uniquement de bosses, de cailloux et de bacs Ă  sable. Un de nos deux ventilo lache et on se voit obligĂ©es de faire quelques arrĂȘts quand la tempĂ©rature dĂ©passe 110 degrĂ©s. A l’occasion d’une pause goĂ»ter, de nombreux enfants curieux approchent. Beaucoup mendient sur le bord de la route mais lorsqu’ils comprennent que nous ne donnerons rien, nous pouvons entamer avec eux quelques Ă©changes. Nous passons une heure avec eux en creusant dans notre tĂȘte pour trouver des activitĂ©s dĂ©passant la barriĂšre de la langue. Nous jouons Ă  la marelle, au loup, faisons des jeux de main, Ă©crivons nos prĂ©noms dans le sable et des sourires apparaissent sur les visages des enfants; la rencontre est vraiment belle et les garçons comme les filles jouent le jeu, nous les quittons avec regrets mais la route est encore longue.

Retour aux problÚmes meca, notre voiture ne tient plus le ralenti à raison de deux trois fois par jour. A chaque fois, des équipages bricolent sous notre capot et ça repart. La courroie commence à faire un bruit louche et on envisage de la changer au plus vite.
Les derniers kilomĂštres de marathon sont les plus difficiles, on aimerait aller jusqu’à Tazarine mais il est interdit de rouler de nuit, on pousse donc le plus loin possible alors que la voiture fatigue de plus en plus. La fin de piste est cruelle, les bacs Ă  sable n’en finissent plus et tout le monde galĂšre. On choisit de suivre un petit groupe de trophistes pour camper avec eux pour la nuit et on se lance dans 45 min de pousser de voiture pour aider tous les Ă©quipages qui s’enlisent dans l’immense bac Ă  sable (que nous avons passĂ©, pour notre part, avec brio 😉). Nos poches Ă  huĂźtres “font vraiment le taff” et elles deviennent les plaques de dĂ©sensablage les plus convoitĂ©es.
Une immense dune se tient devant nous, et juste derriĂšre, un cimetiĂšre de 4L: une dizaine de pannes moteur consĂ©cutives Ă  une tentative d’ascension sableuse avec des 4L dĂ©jĂ  bien trop fatiguĂ©es.
On dĂ©cide donc de bivouaquer au pied de la dune pour Ă©conomiser la nĂŽtre, la nuit tombe en quelques minutes et nous sommes dix Ă©quipages Ă  installer nos tentes et nos 4L autour d’un feu de bois improvisĂ© par un homme qui en fait manifestement tous les weekend. Encore une soirĂ©e riche en rencontres puisque nous ne connaissions aucun Ă©quipage avant de s’installer. On partage notre repas avec un Ă©quipage masculin qui n’avait prĂ©vu aucune rĂ©serve de nourriture pour le Trophy ! On en profite aussi pour rĂ©viser un peu la voiture, on rĂšgle un problĂšme de phare dont la cosse s’était simplement dĂ©branchĂ©e et des garçons nous aident Ă  revisser le boulot gauche de notre capot, celui ci ayant dĂ©gagĂ© dans une ultime bosse.
Petit point sur la (derniĂšre) piste d’aujourd’hui: pas un seul ensablement et nos deux roues de secours sont encore bien au chaud Ă  l’arriĂšre de nos siĂšges. On est pas peu fiĂšres de la performance compte tenu de tous les soldats morts au combat que l’on a croisĂ© sur la route.
On s’endort vite sous le plus beau ciel Ă©toilĂ© que l’on ai jamais vu.

28/02/2020

Sacs Ă  sables gentillets

Mercredi 25 FĂ©vrierRĂ©veil compliquĂ© aprĂšs la prolongation d’apĂ©ro de la veille. Le tĂ©lĂ©phone de Josephine est portĂ© disp...
26/02/2020

Mercredi 25 Février

RĂ©veil compliquĂ© aprĂšs la prolongation d’apĂ©ro de la veille. Le tĂ©lĂ©phone de Josephine est portĂ© disparu et on dĂ©marre avec mes baskets sur le toit en en perdant une au passage.
Une vraie matinée comme on les aime.
Aujourd’hui, petite boucle beaucoup moins accidentĂ©e que la veille ce qui ne va pas pour nous dĂ©plaire vu notre Ă©tat vĂ©gĂ©tatif. On profite quand mĂȘme Ă  fond du paysage avec un petit arrĂȘt dans les dunes. Le paysage est digne des plus belles scĂšnes de kirikou. On s’ennuie presque d’une piste un peu trop simple quand un Ă©norme bac Ă  sable nous fait littĂ©ralement piquer du nez dans un nuage de poussiĂšre digne du Paris-Dakar. ComplĂštement badass, donc, et en plus on ne s’enlise pas !
On sĂšche le parcours en 3h pour finalement revenir sur le camp Ă  13h. L’occasion de prendre (enfin!) une pause bien mĂ©ritĂ©e et surtout, une do**he ! Trente minute de file d’attente pour un filet d’eau froide tombant d’un robinet en hauteur mais c’est vraiment vraiment mieux que rien et je peux pour la premiĂšre fois depuis quatre jours passer la main dans mes cheveux. La couche de poussiĂšre rouge sur mon visage et l’odeur essence/huile moteur/cambouis disparaĂźt temporairement de nos mains mais pas de nos vĂȘtements...
On croise les BlouseBrothers sur le retour de piste et on s’installe avec eux.
La journĂ©e nous laisse le temps de nous pencher sur la 4L qui ne tient de nouveau plus le ralenti... On nettoie le gicleur une nouvelle fois et elle tient avec le starter. La jauge d’essence, elle, est Ă  plat et puisque le problĂšme ne vient pas des fusibles nous laissons comme cela jusqu’a demain, nous faisons de toute maniĂšre le plein tous les jours. Justement, nous allons remplir pour la troisiĂšme fois notre jerrycane d’essence de 20L car la rĂ©serve est obligatoire pour l’étape marathon qui nous attend demain. Les Thibault ont leur voiture bloquĂ©e au contrĂŽle mĂ©ca car l’état de leur chĂąssis menace leur participation Ă  l’étape marathon de demain. On croise les doigts pour eux car c’est une Ă©tape que l’on attend tous, l’idĂ©e Ă©tant de camper oĂč l’on souhaite sur la route pour une nuit plutĂŽt que de rentrer au bivouac.
Le soleil se couche sur les dunes et laisse place à la lune bancale alors que Jean Jacques Rey annonce le début du débriefing.
On y retourne.

PS: petit passage sur la page officielle du 4L Trophy !

Mardi 25 FévrierRéveil tardif mais mouvementé, nos copains les Thibault réalisent que leur glaciÚre contenant nos biÚres...
25/02/2020

Mardi 25 Février

Réveil tardif mais mouvementé, nos copains les Thibault réalisent que leur glaciÚre contenant nos biÚres, un énorme jambon et un énorme fromage à disparu dans la nuit. Pas trÚs cool. On refait le joint de notre coffre de maniÚre complÚtement artisanale avec beaucoup beaucoup de scotch US mais le résultat est convaincant.

Petit dej tranquille au bivouac et nous nous faisons presser par l’orga qui constate notre (petit) re**rd sur le dĂ©part. Re**rd qui ne sera pas un mal puisque nous sommes seules sur les pistes, un vrai vrai plaisir.
Mais c’est aussi lĂ  que le plus difficile commence. Nous dĂ©couvrons les lĂ©gendaires « bacs Ă  sables », grands espaces de sable mou oĂč les 4L s’enlisent une Ă  une. Avec une bonne maĂźtrise de l’embrayage et de la pĂ©**le d’accĂ©lĂ©rateur, nous passons les premiers mais le troisiĂšme a raison de nous et nous nous lançons dans une bonne heure d’entraide: on pousse notre 4L, puis c’est Ă  notre tour de pousser les autres. Un joyeux bo**el sous 30 degrĂ©s et un soleil cuisant.
La piste est CARRÉMENT sport, la 4L fait des bonds incroyables, on perd carrĂ©ment le contrĂŽle de la direction dans les bacs Ă  sable et le vacarme est total. Mais on s’en sort plutĂŽt super bien, Ă©changeant les rĂŽles pilote / co-pilote toutes les 2-3h.
On se fait quand mĂȘme quelques frayeurs, la piste ne nous Ă©pargne pas et on remercie Dieu (le garagiste) de nous avoir collĂ© une plaque de protection sous le moteur, celle ci prendra deux-trois coups Ă  pleine force en retour de bosse qui nous fileront une petite poussĂ©e d’adrĂ©naline.
Dans un ultime choc post-bosse, nous entendons un fracas incroyable puis un bruit de moteur moto. Nous pensons ĂȘtre suivies.... AH MAIS NON , C’EST NOUS LE MOTEUR DE MOTO.
On s’arrĂȘte pour confirmer notre triste supposition, le silencieux du pot d’échappement traĂźne par terre derriĂšre nous 😂
Rien de grave, donc, hors mis que lorsque l’on arrive au loin, les gens s’attendent Ă  voir dĂ©barquer une motocross dĂ©bridĂ©e.
AprĂšs quelques autres pĂ©ripĂ©ties mĂ©caniques et techniques pour nous comme pour nos copains (cela arrive que la 4L rĂąle un peu, ou redĂ©marre mal mais un peu de repos lui suffit) nous dĂ©cidons de faire la pause dej en plein dĂ©sert sous le soleil de 14h. En voulant faire les kĂ©kĂ©s et gagner quelques kilomĂštres, les Thibault s’ensablent et se voient contraints d’appeler leur Ă©quipage prĂ©fĂ©rĂ© pour se faire tracter hors de lĂ . On sort la pelle et les sangles de remorquage et on les sort de lĂ  en moins de 5 min (on leur doit bien ça, mĂȘme sans glaciĂšre il leur reste encore un magnum de Ricard dont on profite tous les soirs depuis le dĂ©but de l’aventure...).
La suite de la journĂ©e se dĂ©roule bien, mais nous nous perdrons quand mĂȘme avec une vingtaine d’autres 4L sur une portion de piste ce qui nous fera perdre de prĂ©cieux kilomĂštres sur le classement. Nous enquillons aussi deux pĂ©nalitĂ©s pour feux de croisements Ă©teints au dĂ©part ET Ă  l’arrivĂ©e, feux qui Ă©taient pourtant allumĂ©s sur tout le rallye et Ă  chaque point de check ( 7 aujourd’hui sur le parcours)...
AprĂšs un tour Ă  la citerne d’essence nous revenons sur le campement (toujours un plaisir vu le cadre incroyable) et attendons le dĂ©but du debrief. DerniĂšre petite photo en live, de ma vue depuis la 4L Ă  l’arrĂȘt pendant que les garçons dĂ©crassent leur voiture au souffleur et que Jo fait sa toilette aux sanitaires. Les grosses basses de la voiture d’à cĂŽtĂ© raisonnent et annoncent une soirĂ©e mouvementĂ©e.
Merci Ă  tous pour vos messages de soutien, on a pas encore assez de wifi pour y rĂ©pondre mais on les lit ! La connexion internet est trĂšs chĂšre et alĂ©atoire 😱

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