04/12/2020
En plus des cambriolages, nous sommes victimes de car-jacking. Soyons très prudent.
«J'ai été traînée sur une centaine de mètres»
OTTANGE - Une frontalière résidant en Moselle a été victime d'un car-jacking, mardi. Elle témoigne auprès de «L'essentiel», la voix encore tremblante.
Mardi matin, Sylvie* ne s'attendait pas à vivre une journée aussi traumatisante, ni à faire face à la «pire expérience de sa vie» devant sa maison d'Ottange. Ce jour-là, comme tous les matins, la frontalière de 35 ans déjeune avec sa fille de 8 ans. Une fois préparées pour aller à l'école et au travail pour Sylvie, elles s'apprêtent à quitter leur domicile. Voyant son pare-brise gelé, Sylvie laisse sa fille à l'intérieur de la maison pour qu'elle n'attrape pas froid et s'attaque au dégivrage de sa voiture.
Moteur allumé, chauffage en route, elle fait le tour de son véhicule pour aller chercher son grattoir, côté passager. C'est alors qu'elle voit un homme pénétrer dans son véhicule, s'asseoir à la place du conducteur et faire une marche-arrière. Le haut du corps dans l'habitacle, Sylvie reste accrochée à la voiture. «Il m'a dit: "Dégage, lâche la voiture!"», raconte la frontalière, la voix encore tremblante. «Puis j'ai été traînée sur une centaine de mètres. J'entendais ma petite fille crier: "Maman, saute de la voiture!"».
Le malfrat s'est enfui avec l'automobile, laissant Sylvie au beau milieu de la route. En plus d'être choquée et bouleversée, la frontalière s'en est sortie avec de nombreux hématomes sur tout le corps et des brûlures à la jambe et au pied. «Psychologiquement, ça ne va pas du tout. Ma fille a été également très choquée par la scène». Contactée, la gendarmerie indique pour l'heure ne pas avoir retrouvé le véhicule, qui pourrait s'être dirigé vers le Luxembourg. La frontalière a eu cinq jours d'incapacité temporaire totale.
*Prénom modifié (mm/L'essentiel)