L'éducation routière est l'ensemble des apprentissages qui permettent de se protéger des dangers de la circulation, de tenir compte des autres usagers de l'espace routier et d'acquérir toutes les connaissances concernant la sécurité routière. Une auto-école, appelée également « école de conduite », est un établissement d’enseignement qui dispense la formation théorique et pratique et des apprentis
sages qui permettent de se protéger des dangers de la circulation et de tenir compte des autres usagers de l'espace routier (des piétons et des cyclistes), et en vue de passer l'examen du code de la route relative à divers véhicules routiers dans le but d'obtenir le permis de conduire, et pour conduire une automobile. Examen théorique : 40 questions (35 réponses justes pour obtenir son E.T.G : Examen Théorique Général) L'auto-école est dans l'obligation d'évaluer l'élève avant le début de la formation. Pour la formation théorique visant à l'obtention de l'examen du code de la route, la formation à l'auto-école s'effectue le plus souvent grâce à des DVD avec des boîtiers de réponses semblables à ceux de l'examen. Pour réussir il faut répondre correctement à au moins 35 questions. Examen pratique : conduite sur route de 32 minutes pour vérifier si le candidat est capable de conduire une automobile dans le respect du code de la route et en respectant les autres usagers (agglo, hors agglo et autoroute). Pendant cet examen vous devez effectuer une manœuvre (marche arrière ligne droite, marche arrière en courbe, demi-tour, rangement en bataille, en épi ou en créneau), répondre à deux questions sur les vérifications du véhicule, une sur l'intérieur et une sur l'extérieur du véhicule (documents, état mécanique, niveaux, tableau de bord, lumières des phares, plaque d'immatriculation,). La formation pratique est assurée sur un véhicule dont le poids total autorisé en charge (PTAC) n'excède pas 3 500 kg, dans lequel les commandes sont dédoublées (double-pédalage) afin de permettre au formateur de rectifier une éventuelle erreur dangereuse de l'élève ou d'effectuer une démonstration de manœuvre par exemple. L'apprentissage anticipé de la conduite (AAC), permet à l'élève d'apprendre la conduite d'un véhicule en situation réelle, en parallèle de sa formation traditionnelle. Pour cela, l'élève doit être âgé d'au moins 15 ans et l'accompagnateur doit être titulaire du permis de conduire approprier depuis au moins 5 ans. Il faut également souscrire une extension d'assurance (le plus souvent gratuite) pour le véhicule choisi et ce pour pouvoir présenter aux forces de l'ordre les documents adéquats. Dans un premier temps l’élève devra obtenir son code puis faire vingt heures de conduite minimum dans une auto-école. Lorsque le moniteur l'estime capable de conduire avec un accompagnateur, il lui signe une « attestation de fin de formation initiale ». Puis il y aura un rendez-vous préalable de deux heures avec l'accompagnateur afin de donner toutes les directives de travail pour utiliser au mieux cette conduite accompagnée. L'élève devra faire un an de conduite accompagnée minimum avec 3 000 km minimum et assister à deux rendez-vous pédagogiques avec son accompagnateur. Enfin, il pourra se présenter à l'examen du permis de conduire avec beaucoup plus d’expérience qu'un candidat n'ayant pas suivi cet apprentissage car l'élève sera en situation réelle et autonome, sans que le double-pédalage ni l'accompagnateur ne puissent modifier sa conduite. Carl Benz, inventeur de l'automobile moderne, a dû recevoir une autorisation écrite des autorités du Grand-duché de Bade pour pouvoir utiliser sa voiture sur les routes publiques en 1888 après que la population locale s'est plainte à propos du bruit et de l'odeur de son Motorwagen1. Ensuite jusqu'au début du xxe siècle, les autorités européennes ont fourni des permis pour conduire des véhicules à moteur sur demande1. Une exigence fut mise en place sur l'obligation du permis pour conduire pour la première fois dans le Motor Car Act 1903 (en) au Royaume-Uni. Chaque propriétaire de voiture devait enregistrer son automobile auprès de l'autorité gouvernementale locale et devait pouvoir fournir la preuve de cet enregistrement sur demande. L'âge minimum était alors fixé à 17 ans. Le permis donnait à son porteur l'autorisation de rouler sur route à la vitesse maximale de 20 miles par heure soit environ 32 km/h2. Le test de conduite obligatoire fut introduit en 1934, avec l'entrée en vigueur de la loi Road Traffic Act 1934 (en)3. En France, le 16 août 1889, Léon Serpollet passe le premier examen de conduite sur un tricycle de sa conception, puis obtient en 1891 la première autorisation de circuler à 16 km/h4. La duchesse d'Uzès est la première femme française à obtenir le certificat de capacité en avril 1898, mais aussi la première femme à recevoir une contravention, avec son fils, ainsi que le relate le journal Le Matin du 3 juillet 1898, pour excès de vitesse au bois de Boulogne, la vitesse étant alors limitée par l'ordonnance du 14 août 1893 à 20 km/h en rase campagne et à 12 km/h en ville5,6,7. C'est cette même ordonnance de 1893 prise par le Préfet Louis Lépine qui instaure la nécessité d'obtenir un certificat de capacité pour circuler dans le périmètre de la préfecture de police de Paris, au départ pour les hommes de plus de vingt-un ans. Il est délivré par les ingénieurs des mines après avoir fait quelques manœuvres de démarrage et arrêt4,8. Le certificat de capacité est ensuite étendu à toute la France le 10 mars 1899, la vitesse maximale est dans le même temps portée à 30 km/h en rase campagne et à 20 km/h en ville4. En Prusse, faisant alors partie de l'Empire allemand, le permis devint obligatoire le 29 septembre 1903. Un test sur les compétences mécaniques devait être passé et le Dampfkesselüberwachungsverein (« association de supervision de la machine à vapeur ») était chargé de mener ces tests1. En 1910, le gouvernement impérial allemand appliqua la mesure du permis obligatoire à l'échelle nationale établissant un système exigeant des tests et un apprentissage du conducteur qui fut également adopté dans d'autres pays1. En Europe d'autres pays ont requis les tests de conduite au cours du xxe siècle, le dernier d'entre eux étant la Belgique. Jusqu'en 1977 il était possible dans ce pays d'acheter un permis sans avoir à passer d'examen de conduite9.
À mesure que le nombre de morts sur les routes augmentait en Amérique du Nord, les réactions publiques ont amené les législateurs à étudier les systèmes français et allemands10. Le 1er août 1910, la première loi nord-américaine relative au permis de conduire des véhicules à moteur entra en vigueur dans l'État américain de New York, bien qu'il ne fût appliqué au départ que pour les conducteurs professionnels11. En juillet 1913, l'État du New Jersey devient le premier à requérir le permis pour tous les conducteurs avec un examen obligatoire préalable12.