17/07/2026
⚠️À l'occasion des 𝟓𝟎 𝐚𝐧𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐥𝐨𝐢 𝐨𝐫𝐠𝐚𝐧𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐂𝐏𝐀𝐒, 𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭𝐢𝐧𝐞 𝐌𝐚𝐡𝐲, secrétaire générale et politique du Réseau wallon de lutte contre la pauvreté, rappelle que cette loi allait permettre "𝒍𝒂 𝒅𝒊𝒔𝒑𝒂𝒓𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒖𝒗𝒓𝒆𝒕𝒆́ 𝒐𝒖, 𝒆𝒏 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒄𝒂𝒔, 𝒔𝒂 𝒓𝒆́𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏". Elle estime cependant que si la loi reste pertinente, elle ne peut à elle seule lutter contre la précarité. Comme elle l'explique 💬: « 𝑨𝒖 𝒎𝒐𝒎𝒆𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒍’𝒂𝒅𝒐𝒑𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒍𝒐𝒊, 𝒐𝒏 𝒆́𝒕𝒂𝒊𝒕 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒖𝒏 𝒆𝒏𝒕𝒉𝒐𝒖𝒔𝒊𝒂𝒔𝒎𝒆 𝒊𝒏𝒄𝒓𝒐𝒚𝒂𝒃𝒍𝒆 », 𝒆́𝒗𝒐𝒒𝒖𝒆-𝒕-𝒆𝒍𝒍𝒆. « 𝑶𝒏 𝒔𝒆 𝒅𝒊𝒔𝒂𝒊𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒄𝒆 𝒕𝒆𝒙𝒕𝒆 𝒂𝒍𝒍𝒂𝒊𝒕 𝒑𝒆𝒓𝒎𝒆𝒕𝒕𝒓𝒆 𝒍𝒂 𝒅𝒊𝒔𝒑𝒂𝒓𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒖𝒗𝒓𝒆𝒕𝒆́ 𝒐𝒖, 𝒆𝒏 𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒄𝒂𝒔, 𝒔𝒂 𝒓𝒆́𝒅𝒖𝒄𝒕𝒊𝒐𝒏. 𝑨𝒖𝒋𝒐𝒖𝒓𝒅’𝒉𝒖𝒊, 𝒍𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒂𝒕 𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒍𝒖𝒕𝒐̂𝒕 𝒄𝒆𝒍𝒖𝒊 𝒅’𝒖𝒏𝒆 𝒂𝒈𝒈𝒓𝒂𝒗𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒅𝒊𝒕𝒊𝒐𝒏𝒔 𝒅’𝒆𝒙𝒊𝒔𝒕𝒆𝒏𝒄𝒆. 𝑬𝒔𝒕-𝒄𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒄̧𝒂 𝒗𝒆𝒖𝒕 𝒅𝒊𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒂 𝒍𝒐𝒊 𝒐𝒓𝒈𝒂𝒏𝒊𝒒𝒖𝒆 𝒏’𝒆́𝒕𝒂𝒊𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒃𝒊𝒆𝒏 𝒑𝒆𝒏𝒔𝒆́𝒆 ? 𝑵𝒐𝒏. 𝑬𝒍𝒍𝒆 𝒂𝒗𝒂𝒊𝒕 𝒖𝒏 𝒓𝒐̂𝒍𝒆 𝒂̀ 𝒋𝒐𝒖𝒆𝒓, 𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒆𝒍𝒍𝒆 𝒏’𝒆𝒔𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒍𝒂 𝒔𝒆𝒖𝒍𝒆. 𝑰𝒍 𝒚 𝒂 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆𝒔 𝒔𝒐𝒓𝒕𝒆𝒔 𝒅’𝒂𝒖𝒕𝒓𝒆𝒔 𝒑𝒐𝒍𝒊𝒕𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒑𝒖𝒃𝒍𝒊𝒒𝒖𝒆𝒔 𝒒𝒖𝒊 𝒆𝒙𝒊𝒔𝒕𝒆𝒏𝒕 𝒆𝒕 𝒒𝒖𝒊 𝒇𝒐𝒏𝒕 𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒆𝒔 𝒈𝒆𝒏𝒔 𝒗𝒐𝒏𝒕 𝒂𝒗𝒐𝒊𝒓 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒐𝒖 𝒎𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒅𝒆 𝒅𝒓𝒐𝒊𝒕𝒔, 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒐𝒖 𝒎𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒅𝒆 𝒎𝒐𝒚𝒆𝒏𝒔… »
🗣️Selon Christine Mahy, les CPAS sont progressivement devenus les institutions qui récupèrent les dysfonctionnements de l’ensemble des politiques publiques. 𝐋𝐞 𝐝𝐞́𝐬𝐢𝐧𝐯𝐞𝐬𝐭𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐥𝐞 𝐥𝐨𝐠𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐜, 𝐥𝐚 𝐡𝐚𝐮𝐬𝐬𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐥𝐨𝐲𝐞𝐫𝐬, 𝐥𝐞 𝐝𝐮𝐫𝐜𝐢𝐬𝐬𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞 𝐥'𝐚𝐜𝐜𝐞̀𝐬 𝐚̀ 𝐜𝐞𝐫𝐭𝐚𝐢𝐧𝐬 𝐝𝐫𝐨𝐢𝐭𝐬 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮𝐞 𝐥'𝐞́𝐯𝐨𝐥𝐮𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐮 𝐦𝐚𝐫𝐜𝐡𝐞́ 𝐝𝐮 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥 ont conduit davantage de personnes à s'y adresser, alors qu'ils avaient été conçus comme un dernier filet de sécurité. Pour elle « 𝒍𝒆 𝑪𝑷𝑨𝑺 𝒆𝒔𝒕 𝒂𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒅𝒆𝒗𝒆𝒏𝒖 𝒍𝒆 𝒑𝒐𝒎𝒑𝒊𝒆𝒓 𝒅𝒆 𝒕𝒐𝒖𝒕𝒆𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝒄𝒓𝒊𝒔𝒆𝒔 », notamment lors de la pandémie de Covid-19 et de la crise énergétique.
❌Elle s'inquiète également des conséquences de la réforme du chômage, qui augmentera encore le nombre de bénéficiaires et réduira le temps que les travailleurs sociaux peuvent consacrer à chacun. Comme elle le souligne, « 𝒍𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒈𝒆𝒓, 𝒄’𝒆𝒔𝒕 𝒍’𝒂𝒄𝒄𝒆𝒏𝒕𝒖𝒂𝒕𝒊𝒐𝒏 𝒒𝒖𝒂𝒏𝒕𝒊𝒕𝒂𝒕𝒊𝒗𝒆 » et « 𝒍𝒆𝒔 𝒕𝒓𝒂𝒗𝒂𝒊𝒍𝒍𝒆𝒖𝒓𝒔 𝒔𝒐𝒄𝒊𝒂𝒖𝒙 𝒐𝒏𝒕 𝒅𝒆 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒆𝒏 𝒑𝒍𝒖𝒔 𝒅𝒆 𝒅𝒐𝒔𝒔𝒊𝒆𝒓𝒔 𝒂̀ 𝒕𝒓𝒂𝒊𝒕𝒆𝒓 𝒆𝒕 𝒎𝒐𝒊𝒏𝒔 𝒅𝒆 𝒕𝒆𝒎𝒑𝒔 𝒂𝒗𝒆𝒄 𝒍𝒆𝒔 𝒖𝒔𝒂𝒈𝒆𝒓𝒔 ». Or, elle rappelle que 𝐥𝐞𝐬 𝐬𝐢𝐭𝐮𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐬𝐨𝐧𝐭 𝐬𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐭 𝐭𝐫𝐞̀𝐬 𝐜𝐨𝐦𝐩𝐥𝐞𝐱𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐮 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐢𝐧𝐬𝐭𝐚𝐮𝐫𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐢𝐚𝐧𝐜𝐞. Elle critique également une gestion de plus en plus administrative de l'aide sociale et des financements fondés sur des objectifs chiffrés, estimant que « l’aide sociale, ça ne fonctionne pas comme ça ».
Christine Mahy plaide pour un retour à la mission initiale des CPAS, c'est-à-dire un « 𝑪𝑷𝑨𝑺 𝒓𝒆́𝒔𝒊𝒅𝒖𝒂𝒊𝒓𝒆 », avec un 𝐫𝐞𝐧𝐟𝐨𝐫𝐜𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐨𝐥𝐢𝐭𝐢𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞𝐥𝐥𝐞𝐬 comme le logement, l'emploi et la sécurité sociale. Elle propose notamment d'𝐚𝐮𝐭𝐨𝐦𝐚𝐭𝐢𝐬𝐞𝐫 𝐥'𝐨𝐜𝐭𝐫𝐨𝐢 𝐝𝐮 𝐫𝐞𝐯𝐞𝐧𝐮 𝐝'𝐢𝐧𝐭𝐞́𝐠𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐥𝐞 afin d'éviter que les bénéficiaires aient à « 𝒅𝒆́𝒔𝒉𝒂𝒃𝒊𝒍𝒍𝒆𝒓 𝒍𝒆𝒖𝒓 𝒗𝒊𝒆 » pour y avoir accès et de 𝐥𝐚𝐢𝐬𝐬𝐞𝐫 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐭𝐞𝐦𝐩𝐬 𝐚𝐮𝐱 𝐭𝐫𝐚𝐯𝐚𝐢𝐥𝐥𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐬𝐨𝐜𝐢𝐚𝐮𝐱 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐚𝐜𝐜𝐨𝐦𝐩𝐚𝐠𝐧𝐞𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐛𝐞́𝐧𝐞́𝐟𝐢𝐜𝐢𝐚𝐢𝐫𝐞𝐬. Selon elle, les évolutions actuelles privilégient trop le contrôle et la gestion de la survie, alors que 𝐥𝐞𝐬 𝐂𝐏𝐀𝐒 𝐝𝐞𝐯𝐫𝐚𝐢𝐞𝐧𝐭 𝐚𝐯𝐚𝐧𝐭 𝐭𝐨𝐮𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐢𝐛𝐮𝐞𝐫 𝐚̀ 𝐥𝐮𝐭𝐭𝐞𝐫 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐮𝐯𝐫𝐞𝐭𝐞́. Elle regrette d'ailleurs que « 𝑪̧𝒂 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒒𝒖𝒂𝒏𝒅 𝒎𝒆̂𝒎𝒆 𝒍𝒐𝒏𝒈𝒕𝒆𝒎𝒑𝒔, 𝒎𝒂𝒍𝒉𝒆𝒖𝒓𝒆𝒖𝒔𝒆𝒎𝒆𝒏𝒕, 𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒂𝒏𝒔 𝒍𝒆𝒔 𝑪𝑷𝑨𝑺, 𝒐𝒏 𝒈𝒆̀𝒓𝒆 𝒍𝒂 𝒔𝒖𝒓𝒗𝒊𝒆 𝒆𝒕, 𝒔𝒂𝒖𝒇 𝒆𝒙𝒄𝒆𝒑𝒕𝒊𝒐𝒏, 𝒐𝒏 𝒏𝒆 𝒇𝒂𝒊𝒕 𝒑𝒂𝒔 𝒔𝒐𝒓𝒕𝒊𝒓 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒖𝒗𝒓𝒆𝒕𝒆́. »
ℹ️𝐋𝐢𝐞𝐧 𝐯𝐞𝐫𝐬 𝐥'𝐚𝐫𝐭𝐢𝐜𝐥𝐞 (pour les abonné.es): https://www.lesoir.be/758042/article/2026-07-08/christine-mahy-le-cpas-est-devenu-aussi-le-pompier-de-toutes-les-crises