10/08/2024
Un peu de lecture pour les plus motivés... Les photos sont en dessous
Hans Ruedi Giger (Suisse, 1940 – 2014) est avant tout une icône du réalisme fantastique et l’initiateur de la biomécanique.
Il crée un univers sombre et inquiétant où la chair côtoie le métal, où l’organique se mêle au métallique, où la peau se transforme en armure, où l’Homme fait corps avec la machine. Le tout, emprunt d’une sexualité obscène et morbide.
Pour Giger, l’art est une thérapie, un moyen d’exorciser ses démons et de conserver son équilibre.
Sa fascination pour la mort remonte à très loin. Il a cinq ans lorsque son père, pharmacien, reçoit un crâne humain.
L'enfant se l’approprie et le traîne derrière lui attaché à une ficelle. Plus t**d, l’enfant se passionne pour la momie d’une princesse égyptienne conservée dans un musée de Coire.
Il aime passer de longues heures dans la cave de la maison familiale : « Les endroits que j’aimais le plus étaient sombres. Dès que j’ai pu m’habiller seul, j’ai porté du noir. »
A 10 ans, il collectionne les armes à feu, avec l’accord de son père. Adolescent, il commence à souffrir de terreurs nocturnes qui ne le quitteront jamais.
Le jeune homme aime dessiner et s’en sort plutôt bien. Poussé par ses parents, il étudie l’art industriel à l’Ecole des arts appliqués de Zurich.
On est dans les années 60. Hiroshima est dans toutes les mémoires. Le jeune Giger dessine en noir et blanc des bébés atomisés transformés en monstres par l’effet des radiations.
« Enfants nucléaires » est la vision angoissée d’un homme d’une vingtaine d’années que l’usage de la bombe atomique et les excès technologiques terrifient.
H. R. Giger a travaillé dans les Shepperton Studios près de Londres de février à novembre 1978, où il crée les premières figures et décors pour le film Alien (1979) dirigé par Ridley Scott. Le film est devenu un succès international, récompensant Giger d'un oscar.
En 1998 l'artiste crée un musée dans la commune de Gruyeres en Suisse. Un bar à l'image de ses oeuvres ouvrira en 2003 en face du musée.
H.R Giger décède en 2014 et son corps restera sur la commune de Gruyère